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Thiago de Mello, un tournesol qui éclaire le soleil. Par Cristina Castello

Publié le par Cristina Castello

 

 

thiago de mello antología

 

Thiago de Mello - «Poetas da América de Canto Castelhano»

« Poètes d’Amérique de chant castillan »

 

 

« Thiago de Mello a mis dans la vraie carte géographique, celle de l'amour, laquelle avant lui, n’avait été que [seulement] supposée », a écrit Pablo Neruda, qui a traduit la poésie de Thiago en castillan, comme l'ont fait aussi Mario Benedetti et d'autres Grands noms de la poésie.
« Poètes d’Amérique de chant castillan », son dernier livre, est une ville dans la carte géographique de l’amour qui est Thiago lui-même. Cet anthologie rassemble des poètes de renommée mondiale : José Martí, Pablo Neruda, Juan Gelman, Jorge Luis Borges, Alfonsina Storni, Gabriela Mistral, Vicente Huidobro, Nicolás Guillén, José Emilio Pacheco (Wichi), César Vallejo, Ruben Darío, José Asunción Silva, Juana d'Ibarbouru et d'autres de moindre renommée mais qui n’en restent pas moins représentatifs de la meilleure poésie du continent latino-américain.
Malheureusement, 80 poètes parmi tous ceux qui avaient été sélectionnés par Thiago, et qu’il avait déjà traduits, ont été écartés pour des raisons de droits d’auteur indisponibles, etc. (voir plus bas la liste complète des auteurs, ainsi que la note de l'éditeur). Avec ces 80 grands absents on pourrait constituer une autre anthologie.
Dans le silence de sa forêt et en communion avec la nature, avec la sérénité d’un sage et la puissance de sa poésie, avec sa beauté sauvage et raffinée, Thiago a fait œuvre d’orfèvre  en composant cette anthologie, à travers laquelle il invite le lecteur à aimer la vie.
Il nous offre une somme de 495 pages hébergeant 400 poèmes de 120 auteurs provenant de 18 pays d'Amérique latine et de Puerto Rico, choisis et traduits par lui en portugais.
« Je crois que l’artiste, et les créateurs en général, ont le devoir de servir la vie, parce que l’homme, avec son art, doit servir la vie de l’homme, et cela signifie surtout prendre soin de la grande maison où nous vivons, notre demeure, qui s’appelle Terre. Je viens de la patrie de l’eau, de l’Amazonie. Moi, qui crois ardemment à l’utopie, plus qu’à l’espérance, la confiance, la foi, je crois que la science, la technologie qui nous a permis de photographier la lumière fossilisée des premiers éclats du Big Bang, sera capable d’éveiller dans le cœur de l’homme le limpide sentiment de la solidarité », a déclaré Thiago*. Et ainsi vit-il, tel un tournesol qui éclaire le soleil, en paroles et en actes.
Thiago, l’un des Grands poètes de l'Amérique latine et du monde, est un combattant de la tendresse humaine et de la beauté.

thiago-de-mello

 

Tout près de mon déclin, je te bénis, vie,

Parce que tu ne m'as jamais donné ni espérance manquée

Ni travail injuste, ni peine imméritée.

 

Parce que je vois à la fin de mon rude chemin

Que j'ai été l'architecte de mon propre destin;

Que si j'ai extrait le miel ou le fiel des choses,

C’est  parce que j'ai mis en elles fiels ou miels délicieux :

quand j'ai planté des rosiers, j'ai toujours récolté des roses.

 

Certes, à mes vigueurs va succéder l'hiver

Mais tu ne m’avais pas dit que mai était éternel

J'ai trouvé sans doute longues les nuits de mes peines.

Mais tu ne m'as pas promis seulement que de bonnes nuits

Néanmoins, j'en eus suffisamment de saintement sereines...

 

J'ai aimé, ai été aimé, le soleil a caressé ma face.

Vie, rien tu ne me dois ! Vie, nous sommes en paix !


Poème « En paix », d’Amado Nervo, avec lequel Thiago de Mello clôt

« Poètes d’Amérique de chant castillan ».

Non, jamais le déclin n'atteindra ton aube, Thiago.

Parce que tu effraies l’ombre.

 

Cristina Castello

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Voir plus bas la suite de la liste

 

Note de l'éditeur*

Thiago de Mello s’est investi pendant plus de 20 ans pour construire cette anthologie, qui comble une énorme lacune dans le patrimoine bibliographique brésilien et est appelée à jouer un rôle important dans l'interprétation culturelle de l'Amérique latine. Le projet initial soumis à Global Editora envisageait plus de deux cents poètes de dix-huit pays, outre Puerto Rico. 

Mais la présentation d’un ouvrage d’une telle envergure, implique - comme l’on peut se l’imaginer- d'énormes difficultés, non seulement par l’ampleur du point de vue de la production éditoriale elle-même, mais surtout par rapport aux problèmes liés aux droits d'auteur à obtenir, nécessaires pour la finalisation du projet. Les négociations finales avec les auteurs, agents littéraires, héritiers -auprès desquels Thiago s’est personnellement impliqué à fin de tempérer les passions- ont pris environ deux ans. Durant ce voyage au long cours, il y eut de nombreuses démobilisations.


Certaines de ces défections provinrent d’obstacles étonnants de communication et de revendications impossibles à satisfaire ; d’autres découlèrent, probablement, d’une mécompréhension du sens de l'œuvre. Pour la plus grande peine de notre poète de la forêt, certains auteurs dont les poèmes avaient déjà été sélectionnés et traduits, ont dû être mis à l’écart. Noms qui cependant méritent d’être enregistrés  pour la beauté de leur art :

Alejandra Pizarnik et Hugo Diz , pour l’Argentine ; Julio Ameller Ramalho, Julio de La Vega, Jaime Guzmán et Pedro Saenz Shimose pour la Bolivie, Braulio Arenas, Floridor Perez, Jorge Enrique Torres Ulloa, Lionel Lienlaf et Rosabetty Muñoz Seron pour le Chili, Porfirio Barba Jacob, Maruja Vieira, Gonzalo Arango, Jotamario Arbeláez, Darío Jaramillo Escobar, Julián Malatesta, Juan Carlos Galeano, Ana Mercedes Vivas et Luz Estrella Agudelo, pour la Colombie, Jorge Luis Arcos, Luis Rogelio Nogueras, Raúl Hernandez Novás, Jorge Timossi et Pablo Milanés pour la Cuba ; Roberto Armijo et Mario Noel Rodriguez, pour El Salvador ; Enrique Noriega, Mario Martinez, et Francisco Morales Santos, pour le Guatemala ; José Antonio Rivas pour le Honduras; Octavio Paz et Homero Aridjis pour le Mexique; Gloria Gubuardi et Rosario Murillo, pour le Nicaragua ; Mario Casartelli et Hérib Campos Cervera, pour le Paraguay ; Juan Antonio Corretjer pour Puerto Rico , Pedro Mir, Norberto Jaames Rawilling y Wilfredo Lozano Lopes, pour la République dominicaine ; Saúl Ibargoyen pour l'Uruguay ; et Francisco Pérez Perdomo, pour le du Venezuela.

 

Cette anthologie sans précédent, splendidement représentative du chant castillan de nos Amériques, rassemble près de 400 poèmes de 120 poètes en Amérique latine, parmi lesquels culminent les figures considérables de Pablo Neruda, Jorge Luis Borges, César Vallejo, Ruben Darío, Gabriela Mistral, Nicolás Guillén, José Asunción Silva, Jaime Sabines, Ernesto Cardenal et Mario Benedetti, entre autres.
Dans l'introduction à son œuvre monumentale, Thiago de Mello considère que sa mission est accomplie. Nous aussi. Global Editora est fière de s’être associé à la figure lumineuse de la forêt pour offrir au lecteur brésilien de poésie, cette admirable  
«Poetas da América de Canto Castelhano»

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*POETAS DA AMÉRICA DE CANTO CASTELHANO.
Seleção, tradução e notas THIAGO DE MELLO.
São Paulo: Global Editora, 2011.  495 p.
ISBN  978-85-260-1561-6

Cliquer Ici pour lire  « Les statuts de l’homme » de Thiago de Mello  

 

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Traduction du portugais de la Note de l’Éditeur : Cristina Castello

Cristina Castello, version française révisée par André Chenet

*Extrait d’un article fait par Mireya Castañeda en français

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