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«L’âme des marées/El alma de las mareas» Françoise Ruban - par Cristina Castello

Publié le par Cristina Castello

 

 

  LIVRE PETIT

 

Défi à l’Infini

 

 

 

« Monte la voile du courage/ Hissons-la sans hésiter/

Demain nous saurons pourquoi/ Quand nous aurons triomphé »

Paul Éluard

 

 

Dans «L’âme des marées», Françoise Ruban se fonde en Poésie et – de là -, met l'Infini au défi de dévaster l'horreur.
La voix de l'auteure est une fureur douce et puissante, qui nous jette un gant au visage et nous pousse à l'Amour.

¿Y a-t-il 36 poèmes ou est-ce –du début à la fin- un seul grand poème?
Ce sont 36 poèmes et un seul: une invocation à l'Éternité.

Entre les strophes peuvent danser les magnolias ou un piano; Chopin, Lorca, Neruda ou Desnos; les cauchemars, la rébellion ou la pertinence de l'aube; l'épouvante devant l'horreur du monde, ou le silence tissé comme un mot. Et toujours l'océan.

Tout peut danser et tout danse, harmonique, dans les flux et reflux; mais en tous, Fabrice est omniprésent.

Fabrice, dont le premier nid fut le ventre de notre poète; Fabrice, dans « l'Étoile la plus lumineuse de toutes » depuis 2009 :

«De ses parents on hérite qualités ou défauts

   Certaines valeurs parfois

...Mon cœur me dit

   Que j’hérite de toi
   Mon fils
   Depuis qu’un hiver glacé t’a emmené loin

                      là-bas… là-haut…»

La beauté des vers de Françoise ne cède à aucune facilité, ne fait pas de concessions, et ne se donne pas pour vaincue devant la mort; même si Thanatos guette, accable, harcèle:

«— J’y vois des taches de sang
Ma pensée mélancolique vire au cauchemar

ILS ont assassiné à Gaza

ILS ont assassiné en Grèce
Inlassablement se déroule le film de tant de mises à mort»

 

Plus que la nostalgie du fils éteint pour ce monde, le verbe de Françoise laisse des traces; également et plus encore: comme celles des ondulations de ces bigoudis qu'on a ôtés. Et il laisse le sillon de la douleur, permanent.

Mais même dans «la Nuit des ténèbres/ la Nuit glacée», vit le cœur de l'Amour.

 

«L’âme des marées», contient la totalité de l'univers rubanien :

On aime tout ce qui est Beau ou l'on n'aime rien; et ce "tout" inclut le silence:

«De ma chambre écrin de ma folie
dansent sur la pointe des pieds des notes amies
             Nocturne de Chopin Adagio de Mozart
             Puis
             Le silence
                         la Solitude»

Silence. Comme celui de Rimbaud, quand, à dix-huit ans, il acheva Une saison en enfer; comme celui de Hölderlin entre un poème et un autre. Silence, comme celui d'un adagio dans le désert. Silence, également, synthèse de contraires – d'Éros et de Thanatos – et qui est, en outre, un instant d'Éternité, car toujours «meurent et s’allument les étoiles». Comme la Vie, pleine de Grâce.



                                          Cristina Castello, 20/11/2014

                                          Traduction du castillan : Denise Peyroche

« L’âme des marées » 

Françoise Ruban

Éditions « Épingle à nourrice »

ISBN: 979-2. 919521-26-5
15 €

Octobre 2014

 

 

CARRINGTON-SILENCIO.jpg

 

 

Desafío al Infinito

 

 

Alza la vela el coraje/ Icémosla sin vacilar/
Mañana sabremos por qué/ cuando alcancemos la victoria"

Paul Éluard

 

En «El alma de las mareas» («L’âme des marées»)/, Françoise Ruban se funda en Poesía y -desde allí-, reta al Infinito a devastar el horror.
La voz de la autora es un furor dulce y potente, que nos arroja el guante y nos desafía al Amor.

¿Son 36 poemas o es –del principio al fin- un gran poema?
Son 36 y es uno: una invocación a la Eternidad.

Pueden, entre las estrofas, danzar las magnolias o un piano; Chopin, Lorca, Neruda o Desnos; las pesadillas, la rebeldía o la pertinacia del alba; el espanto ante el horror del mundo, o el silencio tejido como una palabra. Y siempre el océano.

Todo puede danzar y todo danza, armónico, en las mareas; pero es  Fabrice la omnipresencia en todas.
Fabrice, cuyo nido primero fue el vientre de nuestra poeta; Fabrice, desde 2009 en la

«Estrella, la más luminosa de todas»: 

«De los padres heredamos cualidades y defectos

   Ciertos valores, a veces

...Mi corazón me dice

   Que yo heredo de vos

   Mi hijo
   Desde que un invierno helado te llevó lejos

                      allá… arriba…»

 

La belleza de los versos de FR no se rinde a ninguna facilidad, no hace concesiones, ni se vence ante la muerte; aunque Tánatos aceche, agobie, hostigue:

«— Veo manchas de sangre

Mi pensamiento melancólico se vuelve pesadilla

Asesinaron en Gaza

Asesinaron en Grecia

Incansablemente se celebra la película de tantas muertes»

 

Más que nostalgia por el hijo clausurado para este mundo, el verbo de Françoise tiene huellas; también y aún: como las de las caricias a aquellos rulos que ya no están. Y  tiene  el surco del dolor, perpetuo.
Aún en  «la Noche de las tinieblas/la Noche helada», vive el  corazón del Amor.

 

«El alma de las mareas»,  alberga la totalidad del universo rubadiano: Pero se ama todo lo Bello o no se ama nada; y este «todo» incluye el silencio: 

«En mi cuarto estuche de mi locura

Bailan de puntillas las notas amigas

Nocturno de Chopin Adagio de Mozart

Luego

El silencio

La Soledad» 

 

Silencio. Como el de Rimbaud, cuando a sus dieciocho terminó Una temporada en el infierno;  como el de Hölderlin, entre poema y poema. Silencio, como el de un adagio en el desierto. Silencio, también, síntesis de contrarios –de Eros y Tánatos- y que es, además,  un instante de Eternidad, porque siempre «mueren y se encienden las estrellas». Como la Vida, llena de Gracia. 

 

 

Cristina Castello, 20/11/2014

(texto y traducción de extractos de poemas)

 

« L’âme des marées »     

Françoise Ruban

Éditions « Épingle à nourrice »

ISBN: 979-2. 919521-26-5
15 €

Octobre 2014
                                                      

CARRINGTON-SILENCIO.jpg

 

 

Œuvre : L Carrington

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