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Critique d'Orage de Cristina Castello, par Serge Maisonnier

Publié le par Cristina Castello

 

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Cristina Castello
Poète et journaliste née à Buenos Aires



 

L’orage est une flamme inexorable prévient Cristina Castello dès le premier poème de son nouveau recueil. Ce n’est pas le froid glacial de ce mois de janvier 2010 qui empêche cette flamme de briller aussi dans les yeux, dans la voix et les mots de l’auteure à la maison de l’Amérique Latine de Paris où elle nous présente quelques poèmes en lecture entourée de ses amis dont André Chenet comme chef d’orchestre de cette soirée.

 

Puisque l’ouvrage est divisé en trois parties, chacune sous l’égide d’un dieu comme Arès, Aphrodite ou Orphée comme demi dieu, Jean-Pierre Faye, invité d’honneur de la soirée, se livre à un brillant exercice d’érudition sur la mythologie pour mettre en évidence le fil directeur de cette poésie. 

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La planète est une fillette outragée…à coté de millions de douleurs sans échos et effectivement Cristina nous rappelle qu’Arès fut bien à l’œuvre dans son Argentine violentée par les généraux tueurs mais la poète sait résister quand elle affirme Je puis encore ouvrir les mains pour les Autres.

 

Devant l’horreur économique ou la cruauté des bourreaux Cristina offre un bouquet d’arpèges pour tatouer l’avenir et ce n’est pas là pur idéalisme car l’auteure, journaliste autant que poète, est avant tout femme de combat.

 

Mais le temps de Mars est toujours compté vient ensuite dans le recueil le règne d’Aphrodite qui exorcise notre arc-en-ciel éteint. Où il est question de Venus et de fait Cristina nous aime et nous le fait savoir avec ses mots mais aussi ses gestes d’amitiés tout au long de cette soirée qu’elle voudrait prodiguer à tous les participants venus la voir et l’écouter.

Si l’orage dans la première partie symbolise la danse macabre de cette planète sous l’empire de l’horreur c’est encore la Tempestad berceau frémissant qui annonce cette seconde partie non dénuée d’érotisme. Il n’y a plus d’orchidées creusées par l’absence et la poète sait que la chair à toujours son mot à dire.

 

L’orage furtif abolit soudain le désert et cette tempête là est bien celle de la passion qui se hasardera dans la troisième partie grâce au lyrisme d’Orphée. Ce tonnerre de vent qui donne vie au poème c’est la musique, la lyre qui n’est pas mutité mais voix de l’âme.

 

Ainsi la boucle est bouclée avec cette tripartition et il ne reste plus comme le dit Cristina Castello qu’à écrire pour inventer une seconde éternité.

 

                                                                                Serge Maisonnier

 

  http://www.cristinacastello.com  /  http://www.cristinacastello.fr / https://www.facebook.com/cristina.castello3 / https://twitter.com/CrisCastello01

 

 

http://www.francopolis.net:80/Vie-Poete/Castello-fevrier2010.html

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