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Cristina Castello: Transition entre la lumière et l'ombre, par Oscar Barney Finn

Publié le par Cristina Castello

 

Cris produc 65

Transition entre la lumière et l'ombre 

 

Il y a quelques années, quand j’ai connu Cristina la poésie était déjà présente dans cette rencontre.

Elle arrivait du lointain après-midi provincial en chevauchant un monde de changements et de stridences mais en communion avec cet éclat en silence, la poésie.

C’était des années de découvertes, d’esthétiques, de rêves.

L’écoulement du temps n’avait guère d’importance et l’anxiété pour la connaissance volatilisait les limites de la nuit et du jour.

Elle devait grandir et acquérir d’énormes ailes pour survoler le désert, pour faire de la poésie une vision de l’univers et le découvrir avec des yeux d’enfants.

La ville nous a perdu et retrouvé autant de fois qu’elle l’a voulu. soif-tapa

Elle a essayé de se montrer dans des maisons d’édition, des émissions télévisuelles qui ont accru le besoin de puiser, au fond de son silence, les mots révélateurs. Ceux qui ont fait dire à Ungaretti : « Quand je trouve au fond de mon silence un mot, c’est comme si un abîme s’ouvrait dans ma vie ».

Mais avec elle, les mots nous mènent à des torrents et des ouragans qui nous entraînent inévitablement vers la beauté, l’amour et l’humanité.

Desnos, Couperin, Redon, Kavafis, sont des petites balises dans une mer profonde et sonore où l’on peut se submerger sans crainte de frôler les côtes obscures. Celles qu’on évoque quelques nuits d’une terrasse avec des airs de « fiano romano », ou à Noël et aux anniversaires entourés d’amis. Souvenirs qui nous ont fait pressentir des lendemains meilleurs que les vents de colère semblent les éloigner pour toujours, nous expulsant d’une terre connue à l’incertitude.

Aujourd’hui, le regard de Cristina se nourrit de profondeur avec la beauté mais aussi avec les frémissements d’une humanité chaotique et injuste.

Elle cherche autour de soi les moments de transition entre la lumière et l’ombre, ou dans le passage d’une couleur à l’autre, en sollicitant la mémoire pour nous assurer l’intégrité de notre être.

 

En présentant « Soif », Cristina Castello sait qu’il n’existe rien de plus proche au mystère que la poésie et en elle il y a une musique profonde et secrète qui tisse des idées, des mots et des images, cherchant la vibration sœur pour se reproduire dans un jeu d’infinis miroirs.

Avec un souffle différent, exquise et profonde réflexion sur le destin de l’homme et de la vie. On voit son talent et une sensibilité aiguë vers un monde qui se désintègre écrasé par l’injustice, où l’amour s’écoule dans des chambres vides.

 

OSCAR BARNEY FINN

Buenos Aires, le 15 juin 2004

 

 

 

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